Chroniques En continu

Chien blanc Le regard des filles

Elles fixent l’objectif, le regard triste, inquiet ou défiant. Ce sont des filles pour la plupart, des femmes aussi. Anaïs Barbeau-Lavalette nous présente leurs visages en gros plan, tirés d’archives, dans son adaptation du roman de Romain Gary Chien blanc.

Gala Québec Cinéma Radio-Canada doit faire mieux

Ainsi donc, Radio-Canada ne diffusera plus le Gala Québec Cinéma. Lorsque le diffuseur public a relégué la remise de prix du cinéma québécois à un dimanche de juin, il y a cinq ans, c’était l’assurer d’une mort certaine à plus ou moins brève échéance. L’ascenseur pour l’échafaud, en somme.

Charlotte Le Bon Rendez-vous avec la chance

Le premier long métrage de la Québécoise Charlotte Le Bon, Falcon Lake, ouvre ce mercredi le 51e Festival du nouveau cinéma de Montréal, après avoir reçu un accueil exceptionnel à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes et avant de prendre l’affiche, le 14 octobre. Rencontre.

Jean-Luc Godard, 1930-2022 Devenir immortel, puis mourir

« In Godard, there’s God ! » La formule du modérateur de la conférence de presse de Jean-Luc Godard en avait fait soupirer plus d’un par son enflure, sa déférence et son obséquiosité, il y a une vingtaine d’années, au Festival de Cannes. J’y repense et je me dis qu’elle n’était peut-être pas si exagérée.

La Presse au 47e TIFF Le retour irrésistible de Benoit Blanc

(Toronto) La deuxième première mondiale la plus attendue de ce 47e Festival international du film de Toronto – après The Fabelmans de Steven Spielberg – était présentée à la presse lundi. Et Glass Onion : A Knives Out Mystery ne déçoit pas. C’est à se demander si sa star, Daniel Craig, finira par être connue autant pour son rôle d’irrésistible détective louisianais que pour celui de l’agent 007.

La Presse au 47e TIFF Steven raconte la naissance de Spielberg

(Toronto) Vers la fin de The Fabelmans, film semi-autobiographique de Steven Spielberg, il y a une scène où l’un de ses tortionnaires du secondaire lui fait jurer de ne rien dire de ce qui vient de se passer entre eux. « Je le jure… à moins qu’un jour, j’en fasse un film ! », lui répond, narquois, le jeune Sammy Fabelman, alter ego de Spielberg.

La Presse au 47e TIFF Le grand chelem de Stéphane Lafleur

(Toronto) Il y a 10 ans, on trouvait sept longs métrages québécois dans la programmation du Festival international du film de Toronto. L’année précédente, il y en avait neuf. L’an dernier, à l’occasion d’une édition réduite — pandémie oblige —, il n’y en avait plus que deux : Les oiseaux ivres d’Ivan Grbovic et Maria Chapdelaine de Sébastien Pilote. Cette année de « retour à la normale », le TIFF n’en a sélectionné que trois.

La Presse au 47e TIFF À Toronto, le public est roi

La frénésie habituelle de l’avant-pandémie avait regagné vendredi soir les abords du TIFF Bell Lightbox, quartier général du Festival international du film de Toronto. La raison ? Le passage au festival de l’une des plus grandes pop stars du moment. Non, pas Harry Styles, qui sera en ville dimanche pour le film My Policeman, mais Taylor Swift, venue présenter son court métrage et piquer une jasette avec le PDG du TIFF, Cameron Bailey.

La Presse au 47e TIFF On ne parlait que de la reine, rue King

(Toronto) On ne parlait que de ça, rue King, jeudi après-midi. La Ville Reine était à la fois en fête et en deuil, alors qu’elle déroulait le tapis rouge du Festival international du film de Toronto au gratin du cinéma mondial « en présentiel », pour la première fois depuis 2019.

Et si elle s’était appelée Normande Charron ?

Elle est la seule Québécoise à avoir remporté un Oscar d’interprétation. Elle a été six fois finaliste aux Academy Awards dans la même décennie, dont deux fois en 1930 pour l’Oscar de la meilleure actrice, qu’elle a remporté devant Greta Garbo et Gloria Swanson. En 1938, elle a obtenu le Prix d’interprétation féminine à la Mostra de Venise.

On ne naît pas réac, on le devient

Il suffit, pour constater les progrès réalisés grâce au féminisme, de se replonger dans des œuvres de fiction d’une autre époque. J’ai revu récemment, coup sur coup, deux films réalisés il y a près de 70 ans : Gentlemen Prefer Blondes (1953) de Howard Hawks ainsi que Et Dieu… créa la femme (1956) de Roger Vadim.

Québec-Montréal Vingt ans plus tard sur la 20

Il y a 20 ans, le 2 août 2002, sortait en salle le premier long métrage réalisé par Ricardo Trogi, Québec-Montréal. Une comédie grinçante sur les relations hommes-femmes, filmée dans cinq voitures sur l’autoroute 20, de la capitale vers la métropole. Un succès critique et populaire (1,4 million de recettes), auréolé en 2003 de quatre prix Jutra, dont ceux du meilleur scénario, de la meilleure réalisation et du meilleur film. Regard dans le rétroviseur avec deux de ses coscénaristes, Ricardo Trogi et Patrice Robitaille.

Le pari d’Arlette

Confier le rôle-titre d’un film à une comédienne accusée publiquement d’inconduites sexuelles et de propos racistes s’apparente-t-il à une banalisation des gestes et des paroles qui lui sont reprochés ? Je me suis de nouveau posé la question cette semaine, en découvrant le nouveau film de Mariloup Wolfe, Arlette.

La mort leur va si bien

« Il meurt à la fin. » Il n’y a pas de manière plus classique de vendre le punch d’un film. Le magazine Slate vient de publier sa liste des 50 morts les plus mémorables dans des œuvres de fiction. Elle ne se limite pas au cinéma : les enfants de Médée, Hamlet, Macbeth et le Petit Prince de Saint-Exupéry comptent parmi les illustres victimes.

Gérald ne voulait pas être beige

Au générique de son nouveau film, Confessions, Luc Picard remercie « tous les contribuables québécois ». Avec raison. Sans l’apport des contribuables, il n’y aurait pas de cinéma québécois.